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Les Saisons

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atelier de philosophie #26

jeudi 31 mai 2012

atelier de philosophie #26

« formes de vie »

l’expression « formes de vie » est devenue usuelle : tirée la lecture de la philosophie tardive de ludwig wittgenstein, elle sert à clore habilement des débats où les positions ne peuvent se réconcilier, renvoyant chacun chez lui, content d’être ce qu’il est. À la fois « mœurs » au sens du 18ème siècle, « way of life » et catégorie sociale, si elle a une pertinence morale et politique, elle ne le tire pas d’un universel. Issue d’une réflexion éthique pour autant qu’elle ne peut pas se dire, elle peut néanmoins se montrer, esthétiquement. Et c’est ce que nous chercherons à manifester avec deux films muets : the kid de charlie chaplin (1921) et big business de leo mac carey, avec laurel et hardy (1929).

librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle entrée libre 20h15

Andreï KOURKOV aux Saisons

Le jardinier d'Otchakov

Andreï KOURKOV (Liana Lévi)

 

Igor, trentenaire débonnaire, vit en dilettante chez sa mère dans la banlieue de Kiev. Ses habitudes de célibataires insouciant se voient considérablement bousculées avec l'arrivée d'un prétendu jardinier qui proposera ses services en échange du gîte.

 

Un mystérieux tatouage, une vieille malle abandonnée, un uniforme de milicien... et un petit verre de cognac : voilà les ingrédients indispensables pour commencer une nouvelle vie faite d'aventures rocambolesques. Igor va littéralement voyager dans le temps grâce à l'uniforme qui l'envoie dans la petite ville d'Otchakov au bord de la Mer Noire cinquante années plus tôt.

 

L'occasion de découvrir un mode de vie radicalement différent, d'y côtoyer quelques personnages hauts en couleurs comme la belle poissonnière au tempérament de feu ou les truands locaux qui terrrorisent les habitants du village. La trépidante et non moins compliquée nouvelle vie d'Igor lui fera prendre conscience d'une certaine idée du bonheur... et si l'essentiel se trouvait finalement à portée de main ?

 

Entre nostalgie et ironie, Kourkov nous entraîne avec malice dans une nouvelle histoire au rythme envoûtant dont lui seul possède la formule secrète.

 

Andreï Kourkov vit à Kiev et parle neuf langues. Il a débuté sa carrière littéraire pendant son service militaire alors qu’il était gardien de prison à Odessa… Son premier roman, Le Pingouin, a remporté un succès international. Son œuvre est aujourd’hui traduite en 34 langues.


 

L'équipe des Saisons est très heureuse de recevoir

l'auteur russe Andreï KOURKOV SAMEDI 22 MAI à 17h30

pour une rencontre-signature qui s'annonce rejouissante !

 

 

Le vent d'Anatolie

Zyrànna ZATELI (Quidam)

Une étonnante histoire, qui commence par un fantôme, celui d'une jeune fille Moskhoùla qui signale malgré elle à la narratrice, une enfant tout aussi singulière, "une cour solitaire où les narcisses mauves et les coquelicots ne laissaient qu'un étroit passage vers une maison, celle de la Vieille Anatolie.
C'est alors qu'elle la découvre enveloppée d'un brouillard en poussière d'or, de particules microscopiques dorées, suspendues, immobiles".

 

Elle est fascinée par son visage sans expression "à cela près que ses yeux étaient troublants : enfoncés, fendus, très humides, parfaitement sombres, ils luisaient comme un marécage, comme une boue d'un vert noir sous les rayons du soleil ou de la lune. Parler d'yeux de singe, de loup, de brebis égorgée, tout cela ensemble, n'est sans doute pas exact".


La fasciation présente dans beaucoup de romans grecs contemporains, chargée de mythes et intimement liée à la mort, émane de ce petit livre, entre innocence et cruauté.

atelier de philosophie #25

jeudi 19 avril 2012
atelier de philosophie #25

la passivité

il y a deux manières de lire le dernier livre de jacques rancière : quatorze scènes de 1764 à 1941 forment un tableau d’histoire, assez riches en détails particuliers pour qu’on puisse s’arrêter à chacune d’elle ; une succession d’instants théâtraux ; ou, peut-être mieux encore : de figures saisies à l’arrêt sur un escalier monumental, en spirale sur lui-même. Elles illustrent, par l’exemple, et magistralement, comment l’art est l’effet de ce dispositif politique qu’est l’esthétique. Mais au cœur des contradictions, des renversements et des perspectives, il y a un centre d’attraction : une passivité inexorable, qui est aussi, comme lucidité, l'absence désormais de raison d’être.


jacques rancière, aisthesis, scènes du régime esthétique de l’art, galilée, 2011.

librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle 20H15 entrée libre

A corps perdus

 

     











jeudi 5 avril à 20h30

La librairie Les Saisons vous invite
à une rencontre croisée  entre

Jeanne BENAMEUR, écrivain
et Philippe LACADEE, psychiatre et psychanalyste

Sous le titre évocateur de A corps perdu, c'est bien de littérature dont il sera question.
Deux oeuvres : Les insurrections singulières, Les Demeurées, Les Reliques de J. Benameur et Robert Walser, le promeneur ironique ; L'éveil et l'exil de P. Lacadée.
Deux champs d’investigation : le roman et la psychanalyse.
Deux auteurs, Jeanne Benameur et Philippe Lacadée qui présenteront chacun les livres de l’autre.

- réservation souhaitée -

Rencontre avec Denis GROZDANOVITCH

Samedi 24 mars à 17h30 :

Denis Grozdanovitch  a longtemps mené une double vie d'érudit et de sportif professionnel.
Depuis Petit traité de désinvolture (éditions José Corti) en 2002 devenu un livre culte, il n'a cessé d'écrire.
Il est aussi photographe.

L'exactitude des songes
qu'il vient de publier est un recueil de ses photographies, illustrées de courts textes.
On y trouve un goût certain pour les maisons en ruines, les cafés ( dont un mythique à La Rochelle),
les hôtels abandonnés, les fleurs fanées, les îles grecques, les montagnes de Tasmanie, les murs décrépis...

Chacun de ces textes est un enchantement...

atelier de philosophie #24

jeudi 22 mars 2012


atelier de philosophie #24


la pluralité


s'il y a une politique, cela ne découle pas d'une essence, une « nature » ou une histoire, mais de la pluralité des hommes : telle est la leçon qu'hannah arendt lit, dans un pari risqué, contre la philosophie, mais dans une philosophie, celle de l'esthétique de kant. L'acte de cette pluralité est le jugement, sa forme la communauté. Elle produit une formidable affluence de contemporains. Mais n'y-t-il que des hommes, comme autant de spectateurs ? N’ayant rien d’autre à faire qu’à juger ? S'autorisant du spectacle pour prétendre agir hors de lui ? Les œuvres — parfois moins que des œuvres —, ne sont-elles pas déjà une pluralité ?


à la pensée de hannah arendt, nous soumettrons la tentative de jean-luc godard, dans ses histoire(s) du cinéma. Nous cherchons encore une issue à l'esthétisation de la politique.

hannah arendt, juger, sur la philosophie politique de kant (1970) ; jean-luc godard, histoire(s) du cinéma (1988-1998).


librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle entrée libre 20h15

La liseuse

Paul FOURNEL (POL)

 

La question récurrente ne pouvait raisonnablement être esquivée par les romanciers :
qu'adviendra-t-il du livre-papier cher au cœur des lecteurs que nous sommes,
attachés à l'objet, sa sensualité et au fétichisme qu'il peut entraîner ?

 

Lorsque la liseuse, objet hautement technologique, arrive un jour sur le bureau de l'éditeur aguerri Robert Dubois, on s'attend à un récit nostalgique sur le mode du "tout fout le camp, c'était bien mieux avant". C'était mal connaître l'esprit fantasque et joyeusement créatif de Paul Fournel ! A l'heure de la révolution en train de se faire, il n'est plus temps selon lui de se lamenter ou de se demander comment conserver le précieux papier : le support est en pleine mutation, alors accompagnons ce changement avec imagination pour permettre aux textes et aux idées de poursuivre leur chemin, grâce justement aux moyens technologiques extraordinaires qui sont mis à la disposition de tous, lecteurs, libraires, éditeurs, auteurs.
Ce sont les stagiaires dévoués de la respectable maison d'édition qui incarneront le mouvement, la nouvelle manière de "traiter" le texte, de lui donner vie et de créer des réseaux de lecteurs autour de lui. Réjouissant, le nouveau livre de Paul Fournel ? Sans aucun doute, et surtout voué à forcer la réflexion sur des transformations essentielles dans une société en mal de perspectives.

 

Tout cela serait finalement bien raisonnable si l'auteur ne s'était offert le luxe de raconter cette histoire de livre en épousant une forme poétique très ancienne, inventée au XIIe siècle par Arnaut Daniel, la sextine... le lecteur est bluffé !

 

Paul Fournel est Commandeur des Arts et Lettres et président de l'OULIPO (ouvroir de littérature potentielle).

L'armoire des robes oubliées

Riika PULKKINEN (Albin Michel)


Second roman de cette jeune finlandaise et 1er roman traduit en France, L'armoire des robes oubliées est un envoûtant portrait de famille, à la fois bienveillant et réaliste, à travers les trois figures de femmes de générations différentes dont la personnalité se dévoile au fil des pages depuis la découverte d'une vieille robe au fond d'une armoire.

Si le point de départ de cette histoire somme toute banale semble un peu morbide (la grand-mère, psychologue renommée, vit ses derniers jours, atteinte d'une maladie incurable), l'auteur nous entraîne avec la grâce de son écriture dans les méandres d'un secret familial qui s'enlise depuis plusieurs générations. C'est avec une émotion contenue que l'on découvre cinquante ans d'une famille heureuse traversée par le drame d'une relation cachée par le mari, qui fut en son temps un peintre célèbre parmi les avant-gardistes d'après-guerre en Finlande.

Rikka Pulkkinen soulève progressivement le voile des secrets et ce sont des liens subtils entre les femmes qui se font jour et nous rendent les personnages attachants, mais jamais au point de tomber dans la facilité du sentiment. Fine observatrice de l'âme humaine, l'auteure réussit à rendre son récit à la fois crédible et exigeant dans sa forme.

Une grande réussite !


Lecture de Camille DE TOLEDO


Samedi 11 février à 17h30


lecture par CAMILLE DE TOLEDO
de son texte
L'inquiétude d'être au monde (éditions Verdier)

- durée 30 minutes environ -


L'inquiétude d'être au monde est une longue litanie poétique sur la marche du monde. Ce fin recueil doit être lu d'une traite pour la simple raison qu'il est un tout cohérent, qui ne peut être interrompu.
Camille de Toledo exprime avec une sorte d'urgence l'inquiétude du monde.
Notre mal du siècle serait l'angoisse qui nous ronge tous, jeunes, vieux, sages ou malins. Tous nous éprouvons une inquiétude incommensurable face à ce monde en perpétuel mouvement où les territoires nous échappent, la communication, les relations entre les hommes...
__________

Camille de Toledo est le fondateur de la « Société européenne des auteurs »,
une institution visant à créer une communauté intellectuelle et littéraire par-delà les langues et les nations.

Stoner

John WILLIAMS (Le Dilettante)



Né pauvre dans une famille du Missouri, William Stoner se devait d'épouser la généalogie familiale, la dure paysannerie du début du XXe siècle. Mais durant ses études d'agronomie, ses parents se sacrifiant pour les lui offrir, il découvre les livres et la littérature. Stoner va alors s'émanciper, refuser le destin implacable qui se proposait à lui, et prendre le chemin de l'université qu'il ne quittera plus, devenant ensuite professeur.

Le livre se mue alors en un roman de campus digne des intrigues de Philippe Roth. Ambition, mesquinerie, amours interdites, morale étouffante...

On ne sait pas si Stoner comptera plus sur les livres pour ne pas passer à côté de la vie, ou si ce sont ces mêmes livres qui, à trop les fréquenter, feront qu'il passe à côté. Les avis de lecteurs sont partagés. Son mariage est-il un échec ? Est-il un père absent ? Il serait trop simple sans doute de faire de Stoner un raté, c'est un homme droit, obstiné dans son ratage, mais sûr de ses sentiments. Le manteau de la vie est trop grand pour lui mais il vit quand même, des éblouissements et des joies, des lumières et des bonheurs.

Simplement traduit par Anna Gavalda, joliment édité par le Dilettante, Stoner est le premier des quatre romans de John Williams traduits en français. Avis aux éditeurs.

Rencontre avec Jean-Christophe BAILLY



Les Saisonniers et Quai des lettres reçoivent

Jean-Christophe BAILLY

jeudi 26 janvier à 20h30

Il parlera de  son livre récemment paru
Le dépaysement (éditions du Seuil)

"Qu'est-ce qui, de la France, résonne en moi?
Qu'est-ce qui fait que, à ce pays, je me sens  appartenir?"
Porteur de cette interrogation délicate et profonde qu'une
récente actualité politique a malheureusement enlaidie,
l'auteur a entrepris toutes sortes de petits voyages en France...

Anne GOROUBEN

Jeudi 8 décembre à 20h30

L'association rochelaise Quai des Lettres

et la librairie Les Saisons reçoivent

l'artiste Anne GOROUBEN

à l'occasion de la publication de

100, boulevard du Montparnasse


(éditions Les Cahiers dessinés)




Anne Gorouben vit et travaille à Paris. Peintre, elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Atelier de Zao Wou Ki.). Elle expose régulièrement ses peintures et ses dessins en France ou à l'étranger.
Elle a notamment présenté un hommage à Paul Célan en 2003 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris, et le cycle "D'Odessa à Odessa" dans différents centres d'Art en France et en Ukraine.
Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées en France et à étranger.

atelier de philosophie #21


jeudi 24 novembre 2011

atelier de philosophie #21
paul laurent


de la violence

Où situer la violence ? Si elle est ce qui conserve le droit tout en le fondant, c'est qu'elle reste piégée, et nous avec, dans son mythe. Et si nous la conservons là, où elle nous stupéfie toujours et encore, c'est que nous tenons à ce mythe plus qu'à toute justice. Délivrer la violence de son mythe est donc le risque maximum, c'est-à-dire notre plus grande chance historique.

walter benjamin « critique de la violence » (1921), œuvres I.

librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle entrée libre 20h15

Rencontre avec Jacques-Alain MILLER

 Les Saisonniers,
Atelier de philosophie

vous convie à une rencontre exceptionnelle

vendredi 4 novembre à 20h30

avec Jacques-Alain MILLER psychanalyste,
éditeur des œuvres de Jacques LACAN
autour des livres parus récemment :

J. Lacan : Ou pire... séminaire (éd du Seuil)
J. Lacan : Je parle aux murs (Seuil)
J-A Miller : Vie de Lacan (Navarin éditeur)

Il est conseillé de réserver !

Rencontre avec Eric FOTTORINO

Eric Fottorino, auteur talentueux de Korsakov,

Baisers de cinéma
,

ou encore L'Homme qui m'aimait tout bas,

nous fait l'honneur de sa présence à la librairie

samedi 22 octobre à 17h30

pour la présentation de son nouveau livre :

Le dos crawlé, paru aux éditions Gallimard.

atelier de philosophie #19

jeudi 6 octobre 2011
atelier de philosophie #19
paul laurent


walter benjamin : expérience et pauvreté.

« Pauvres, voilà bien ce que nous sommes devenus. Pièce par pièce, nous avons dispersé l'héritage de l'humanité, nous avons dû laisser ce trésor au mont de piété, souvent pour un centième de sa valeur, en échange de la piécette de l'“actuel”. »


librairie les saisons, 21 rue st nicolas, la rochelle
20h15 entrée libre

Le beau capitaine

Mènis KOUMANDAREAS (éditions Quidam)


Pourquoi la hiérarchie militaire s’acharne-t-elle à refuser son avancement à ce jeune officier réduit à déposer plusieurs requêtes auprès du Conseil d’Etat ? Le vieux conseiller chargé de sa défense, fasciné par la beauté et le mystère du jeune capitaine, va être amené dans son enquête à pénétrer dans des zones d’ombre troublantes.

Ce roman de Mènis Koumandarèas, nous entraîne dans une double histoire qui superpose le destin de deux êtres perdus vivant ici une histoire d’amour insolite, inavouée et poignante, et celui de la Grèce des années 60, années noires qui aboutissent à la dictature des Colonels.

Mais au-delà du réalisme, ce roman de cendres dont le titre pourrait être le vieux Conseiller et le beau Capitaine est aussi une fable amère et ténébreuse, construite comme une sonate à l’écriture simple et subtile, et classe son auteur parmi les grands classiques de la littérature grecque.

Rouler

Christian OSTER (L'Olivier)

Un homme prend la route un jour d'été, direction Marseille... parce que le mot sonne bien.
De lui, le narrateur, on ne sait presque rien, si ce n'est qu'il quitte Paris. Pour combien de temps, pour quelle raison ?
Au cours de son périple automobile sur les départementales de France, des rencontres improbables, parfois des frayeurs, du danger, des hésitations.

Fuite ou quête ? Quoi qu'il en soit, l'important réside dans le chemin parcouru. Et même si le ton se veut léger, il est possible qu'une forme de tragédie se profile derrière l'agitation du voyage.

Les héros de Christian Oster ont souvent du temps devant eux. Dans ce nouveau roman, le temps disponible permettra à un homme de prendre pied dans une nouvelle vie.

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