La nature est à l'honneur

Marco Martella

Monsieur Papier

16,00

Martella, Marco

Poesis

18,00

Depuis toujours, l'homme entretient une relation étroite avec le jardin. Espace à la fois clos et ouvert sur le territoire qui l'entoure, le jardin lui offre la possibilité de faire un pas de côté, de tenter d'autres manières d'être au monde, loin des modèles politiques ou existentiels dominants. Aujourd'hui, il se peut que le jardin soit là pour nous rappeler que c'est poétiquement, comme le dit Hölderlin, que nous habitions autrefois cette terre, ou pour nous sortir de la solitude dans laquelle la foi dans le progrès et la technologie nous ont enfermés. Retrouver à contre-courant le chemin du jardin, c'est, dès lors, retourner à nous-mêmes ou à cette marge d'humanité qui résiste en nous. Au fil des pages, on se promène dans des jardins célèbres-Bomarzo et Ninfa en Italie ; Versailles et la Vallée-aux-Loups en France, Sissinghurst, en Angleterre-, mais aussi dans des enclos verdoyants plus intimistes et cachés. Par l'évocation de ces lieux et de poètes qui, comme Philippe Jaccottet, Chateaubriand, Hermann Hesse ou Vita Sackville-West, ont exploré la question du paysage et le rapport entre la poésie et la nature, cet ouvrage propose une réflexion sur la place que le jardin occupe dans la modernité ; Il nous éclaire sur les raisons qui poussent les hommes à cultiver des parcelles de terre destinées à devenir « des petits mondes, des mondes parfaits ».


Teodor ceric/marco martella

Actes Sud

16,00

En 1992, lorsque la guerre éclate en Bosnie, l'étudiant poète Teodor Ceric quitte Sarajevo. Pendant sept ans, il voyage à travers l'Europe, et au fil de son exil, il découvre des jardins souvent méconnus - à la marge, nés des rêves de leurs singuliers créateurs. Du jardin de Beckett, en Seine-et-Marne, au parc paysager de Painshill, près de Londres, Ceric raconte ces lieux et en révèle la dimension poétique et existentielle.¿ Marco Martella, découvreur du Jardin perdu de Jorn de Précy (prix Saint-Fiacre, prix P. J. Redouté, prix Versailles Lire au Jardin, premio Ceppo, prix Tortoni) a réuni et préfacé les textes de Ceric.


15,00

«The Lost Garden» est un traité singulier. C'est, en quelque sorte, une "biographie jardinière". On y lit en filigrane la vie, les passions et les amitiés de Jorn de Précy, les jardins qu'il a connus et aimés le plus. Les thèmes traités détonnent par rapport à la littérature sur les jardins de l'époque. Ceci explique, peut-être, le retentissement limité du livre. Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. Il peut arriver de tomber par hasard sur un exemplaire noirci de terre dans un marché aux puces de Londres (c'est ce qui m'est arrivé il y a trois ans, et qui a marqué le début de mes enquêtes sur le jardinier islandais), dans une petite bibliothèque de province ou dans le salon d'un des "fidèles" de Jorn de Précy éparpillés à travers le monde.

MARCO MARTELLA

«(Extrait de l'avant-propos)»


Suivi de Sissinghurst, un poème

Klincksieck

17,50

Quand Virginia Woolf, aussi fascinante et au venin aussi meurtrier que cette horreur, la vipère du Gabon (Bitis gabonica) la mord au coeur en lui disant qu'elle « écrit de l'extérieur », sous-entendu qu'il vaudrait mieux qu'elle fasse autre chose, Vita Sackville-West aurait pu répondre qu'elle, Virginia, ne connaissait rien au jardinage, occupation aussi meurtrière si on la conçoit comme un des Beaux-Arts. Elle ne le fit pas, sans doute parce qu'elle était trop blessée, trop généreuse et – même si c'est démodé – trop bien élevée pour faire ce genre de répartie. Il suffit de lire ce petit livre, musical comme un jardin anglais, pour retrouver à la fois l'artiste et la jardinière, c'est-à-dire aussi bien des images de rêve que des conseils pratiques à toutes celles (tous ceux) qui ont, ou qui désirent avoir la main verte. Rimbaud le savait : « La main d'un maître anime le clavecin des prés » Patrick Reumaux