L'île des chasseurs d'oiseaux

Peter May

Actes Sud

  • par (Libraire)
    17 juillet 2021

    Connaissez-vous l'inspecteur Finn Macleod ?

    Il a grandi dans l'archipel des Hébrides, à l'ouest de l’Écosse. Il en est parti brutalement à sa majorité pour ne plus jamais y remettre les pieds jusqu'à ce qu'on lui confie une enquête qu'il ne peut pas refuser.
    Retourner sur les lieux de son enfance va provoquer une tempête aussi dévastatrice que celles qui balayent ces îles.


  • 24 octobre 2017

    Eilean Leòdhais...ou l'île de Lewis, un territoire écossais des Hébrides extérieures, un lieu hors du temps où l'on vit au rythme de l'Église, on se chauffe à la tourbe, on parle le gaélique, une terre battue par les vents et les pluies, malmenée par l'océan. Des éléments hostiles, un climat rude et une population qui l'est tout autant. Voilà dix-huit ans que Fin Macleod n'a pas foulé la lande de Lewis. Dès que l'occasion s'est présentée, il a fui les drames, les secrets, la violence mais aussi ses amis, son amour de jeunesse, ses racines. Policier à Edimbourg, il se remet à peine de la perte de son fils unique quand il est appelé sur l'île où un meurtre vient d'être commis selon un modus operandi sur lequel il a enquêté. Il connaissait le mort, Angus Macritchie, ironiquement surnommé Ange, car mauvais, brutal, cruel, détesté de tous. Fin se rend compte presque immédiatement que les deux crimes ne sont pas liés mais il reste sur l'île pour continuer l'enquête. Sans qu'il en soit conscient, le moment est peut-être venu de se confronter à son passé...

    Que dire ?? L'île des chasseurs d'oiseaux n'est pas un livre qui se raconte. Il se vit, il se ressent, il se subit presque, tant les conditions de vie des îliens sont rudes. C'est un voyage en Écosse, sur une île mystérieuse et sublime, marquée par ses traditions, ses croyances, son mode de vie. Grâce à Fin, son héros, un peu cabossé, un peu largué, Peter May navigue entre souvenirs et temps présent pour une immersion totale dans la vie d'une communauté qui obéit à ses propres règles, du sabbat chrétien strictement respecté à la chasse aux gugas, une dangereuse expédition sur un rocher inhospitalier pour chasser les poussins des fous de Bassan. Depuis le Moyen-âge, les hommes de l'île participent à ce rite de passage, aujourd'hui très controversé. L'enquête policière sert de prétexte à la découverte de ce monde à part, pétri de traditions immémoriales.
    Des paysages à couper le souffle, des personnages forts et complexes, des secrets, des non-dits, un zeste d'amour et une intrigue qui garde son mystère jusqu'au bout. Un gros coup de coeur pour Lewis, pour Fin et sa dame de cœur et deux urgences absolues : lire la suite de la trilogie et prendre un billet d'avion pour l'Écosse.


  • par (Libraire)
    29 avril 2017

    Embarquement immédiat pour l'île de Lewis !

    Voici le premier tome de la fameuse trilogie écossaise de Mr Peter May ! Comment ? vous ne l'avez pas encore lu ?? qu'attendez-vous ? (dépaysement et plaisir de lecture garantis !)

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    17 juillet 2013

    L'île aux oiseaux

    L'inspecteur McLeod, en poste à Édimbourg, retourne enquêter sur son île natale, qu'il a quittée à l'âge de 18 ans. Il ne se doute pas qu'il est périlleux de revenir aux sources et de réveiller le passé...

    Un roman intense qui nous tient en haleine du début à la fin.


  • 21 juin 2013

    Ecosse, policier

    Froids profonds, pluies battantes, crachins interminables, que cette île d'Écosse est belle..... à lire au coin d'un feu de tourbe de cheminée.
    J'ai beaucoup aimé l'alternance des points de vue narratifs : chapitres écrits à la personne du "je" où le narrateur raconte son enfance sur l'île - chapitres écrits du point de vue d'un narrateur omniscient racontant les avancées de l'enquête.
    Car tout nous est dévoilé par petites touches, l'auteur nous prenant ainsi au piège.
    En revanche, j'ai moins aimé la révélation finale, un peu trop caricaturale à mon goût. J'imagine difficilement une telle amnésie.

    Que les enfants sont cruels quand ils sont jeunes, mais les aléas de la vie se charge, en général, de les remettre dans le droit chemin. Sauf exception. Et cette exception, dans le roman, est difficile à trouver.
    Et je n'ai pas honte de le dire : j'aurai bien aimé goûter un de ces gugas dont il est question, à la chaire si tendre et savoureuse.
    En revanche, je n'aimerai pas vivre sur cette île de landes battues par les vents et les pluies. Et comme aurait dit ma grand-mère "Pour y vivre, faut y être née". Ce qui n'est pas mon cas, même si je suis attachée à l'Écosse par le cœur.
    L'image que je retiendrai : Celle du pneu de tracteur encastré dans la boutique du village, après que les enfants l'ai volé au village voisin pour avoir le plus grand feu de l'île.


  • 23 novembre 2011

    Dévorante Ecosse !

    Retenez bien ce proverbe gaélique : "Trois choses qui arrivent sans qu'on demande, la peur, l'amour et la jalousie." Il pourrait vous être utile...Je le dis sans détour: j'ai adoré ce livre ! Oui, j'ai bien dit adoré ! Un grand grand grand moment de lecture. Livre fermé, je n'en suis pas encore revenu ! Lewis, la plus grande île de l'archipel des Hébrides extérieures, en Écosse est de tradition presbytérienne. Encore aujourd'hui les habitants de cette île du bout du monde observent le sabbat chrétien, parlent la langue gaélique. Ils vivent de l'exploitation de la tourbe, de la pêche, du tourisme, de la fabrication du tweed et d'un peu d'agriculture . Depuis la nuit des temps, ils ont une coutume unique au monde réservé uniquement à quelques initiés mâles natifs de l'île: la chasse aux fous de Bassan. Pendant deux semaines, ces hommes et quelques jeunes garçons, sont emmenés à bord d'un chalutier sur An Sgeir, qu'il neige, qu'il vente ou qu'il tempête ! An Sgeir est un rocher émergeant de la mer, à cent kilomètres de Lewis, où nichent et se reproduisent des milliers d'oiseaux. Chaque année, deux mille oisillons sont tués, préparés sur place et ramenés sur l'île Lewis. Avant d'être une tradition ce fut une ressource vitale pour se nourrir. Tout ce qui est fait, vu ou dit sur ce rocher doit demeurer secret. Un passage obligé pour devenir un homme de l'île. "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu un homme, j'ai laissé là ce qui était de l'enfant." écrivait Paul aux Corinthiens. Voilà, nous y sommes, le décor est planté. Il pleut toujours et un vent glacial souffle sans arrêt. Brrrrrrrrrr...

    Dans ce superbe roman, les descriptions des paysages sont magnifiques ! L'auteur sait imposer une atmosphère : là-bas, j'ai eu faim, froid, peur, j'ai ri et pleuré. j'ai senti et touché... Les Boileau-Narcejac, habiles écrivains de romans policiers avaient l'habitude de dire qu'un bon polar doit être "une machine à lire". Celui là on ne le lâche pas...la machine à lire est parfaitement huilée. Mais est-ce vraiment un polar ? N'est-ce pas aussi un livre d'anthropologie ? Un livre d'Histoire ? Un livre de géographie ? Tout simplement le livre d'une histoire. Une histoire sur l'enfance. Une histoire sur le passage à l'âge adulte comme un passsage à l'acte. L'inspecteur Fin Macleod, natif de cette maudite île qu'il a quitté il y a maintenant plus de dix-huit ans revient (malgré lui) sur les lieux de son enfance pour élucider un meurtre particulièrement sordide. Ce retour tant redouté va provoquer le réveil des fantômes de son enfance. Il va retrouver Artair Macinnes le fils du professeur qui leur donnait des cours particuliers, Donald Murray le fils du pasteur, Calum Macdonald le souffre-douleur d' Ange, Ange le persécuteur des cours de récréation, Marsaili son premier amour de banc d'école, sa tante "adoptive" malgré elle, celle qui a fait Woodstock et...bien d'autres cauchemars en souffrance. Retenez bien ces noms, vous n'êtes pas prêt de les oublier ! Ce retour va faire remonter à la surface des amours déçues, des jalousies, des vengeances longtemps noyées par le mauvais temps et la culture ancestrale du secret. Je me répète, j'ai adoré ce livre. Vraiment. J'ai eu beaucoup de mal à quitter cette île sauvage du nord de l'Ecosse. A lire d'urgence et sans modération ! Pour trouver la vérité, j'ai dévoré les quatre cent pages en deux nuits ! "La vérité ne quitterait jamais le rocher. Elle resterait là, parmi les amas de rochers et les oiseaux, chuchotée par le vent. Elle mourrait dans les cœurs et les esprits des hommes qui étaient là ce fameux jour lorsque viendrait leur tour..."