Les Bourgeois de Calais

Michel Bernard

Table Ronde

  • par (Libraire)
    11 septembre 2021

    Sur fonds de ciel encombré et d’une mer vivante et mouvante de la côte Nord de la France, s’érigent depuis 1895 les six bourgeois qui ont jadis sauvé la ville de la vindicte anglaise, en s’offrant pieds nus et la corde au cou à l’ennemi. Six longues silhouettes, élancées vers le ciel, dont les pieds lourds de peur et d’honneur s’enracinent dans le sol comme n’importe quelle âme mortelle. Comment Rodin érigea-t-il ses bourgeois et pourquoi ? Quelles furent ses sources d’inspiration, et la nature de son amitié avec Omer Dewavrin, alors maire de la ville ? Michel Bernard entend répondre à ces questions dans son roman sensible et touchant, retraçant avec simplicité les échanges entre les deux hommes, depuis l’idée première de l'œuvre d’art jusqu’à son érection devant l’hôtel de Ville, deux décennies plus tard. A lire pour le plaisir et pour se rappeler en mémoire ce beau moment de l’histoire de notre coin de France.

    - Gwen, libraire (La Forge)


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    Plongez dans l'univers de l'œuvre de Rodin

    Ce roman est une invitation à vivre de l'intérieur la création d'une œuvre mythique de Rodin.

    L'histoire de ces Bourgeois de Calais, les vrais comme les statues, est devenue une légende où le véritable héros n'est pas forcément celui que l'on croit !


  • par (Libraire)
    4 septembre 2021

    Magnifique !

    Michel Bernard est un des prosateurs les plus délicats de son époque. Sa plume est précise, limpide, simple. Elle sert ici une belle histoire, celle de la naissance d'une œuvre, d'un chef d’œuvre...


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    Certaines œuvres d'art ont la faculté de faire dialoguer le passé et le présent. « Les bourgeois de Calais », façonnée par Rodin, sont de celles-là. Omer Dewavrin, maire humaniste, trouva en lui le parfait artisan de ce projet qu'il destinait à ses concitoyens, dans une ère de modernisation de la cité.
    Michel Bernard choisit d'axer plus encore son roman sur un second dialogue, qui préexiste, entre l'artiste et son commanditaire, dont les énergies et les volontés ont à s'associer. La sculpture prend vie sur un terrain solide, celui d'une respectueuse amitié.


  • par (Libraire)
    30 août 2021

    Voici est un roman historique passionnant sur ce qui peut apparaître comme un fait culturel mineur par rapport aux amples mouvements historiques que sont les guerres ou les grands personnages ou les lieux de pouvoir : la création par Rodin des" bourgeois de Calais". La rencontre que le sculpteur, qui, à cette époque, commence à connaître le succès, et Omer Dewavrin, alors maire de Calais sera déterminante pour l'existence d'une oeuvre majeure dans l'histoire de l'art. Mais ce monument ne naît pas sans difficulté et c'est cette épopée que nous raconte Michel Bernard. Doué de son style élégant, de son érudition impressionnante l'auteur sait parfaitement mettre en récit les archives et la correspondance entre protagonistes. Le roman dévoile petit à petit les enjeux, les affres de la création soumise aux humeurs des créateurs, au budget de la commande publique et aux goûts des hommes du temps. Ce faisant, Michel Bernard semble faire un clin d'oeil à sa propre oeuvre et tirer un trait union entre ses deux périodes et sujets d'inspiration, la guerre de Cent ans et la création de la fin du dix-neuvième siècle.


  • par (Libraire)
    30 août 2021

    Naissance d'une oeuvre d'art

    Michel Bernard nous séduit une fois encore ! Après Ravel, Monet et Jeanne d'Arc, c'est une oeuvre d'art qui est ici le sujet central du roman. Et quelle oeuvre d'art ! Une des sculptures les plus connues de Rodin : les Bourgeois de Calais. L'originalité est l'angle de vue choisi par l'auteur, et la juste place donnée au commanditaire de l'oeuvre : le maire de Calais.
    En peu de pages, nous assistons à la naissance d'une oeuvre d'art majeure : comment est née cette sculpture, pourquoi et par qui a-t-elle été commandée...? Puis sa réalisation... beaucoup plus longue que prévue : 10 ans ! Les vicissitudes de la création, les aléas de la commande publique, l'entêtement d'un homme (le maire) pour faire aboutir le projet : tout cela est magnifiquement évoqué par Michel Bernard qui excelle à reconstituer les étapes de la créations comme si nous étions auprès de Rodin. On croise bien sûr Camille Claudel, Octave Mirbeau, Monet et Rainer Maria Rilke.
    ET toujours cette écriture si caractéristique, par petites touches, impressionniste pourrait-on dire. C'est fin , élégant, instructif... sensible. On applaudit.


  • 19 août 2021

    Michel Bernard est égal à lui-même !

    La langue est raffinée et c'est un vrai bonheur. Ce style convient tout à fait au sujet : un grand sculpteur donnant forme à un épisode de l'Histoire un peu oublié. On savoure ce style mot à mot.

    Ce qui est remarquable, c'est que les personnages souvent un peu figés dans leur légende prennent vie et deviennent profondément humains. On rencontre vraiment Rodin, Camille Claudel... En fait, il y a un avant lecture et un après.

    J'ai bien aimé aussi le rapport respectueux et amical qui naît entre deux personnages différents que rien ne prédestinait à se rencontrer : l'artiste visionnaire et l'élu à la vie rangée. J'ai apprécié la vision de l'héroïsme "au quotidien" des bourgeois se sacrifiant pour leur ville avec la peur au ventre pour certains, l'élu combattant le choléra dans sa ville (ça nous rappelle qu'il y a eu des pandémies avant nous !) et se battant pour le projet artistique auquel il croit.

    À quand le prochain roman ?

    A.


  • par (Libraire)
    10 août 2021

    Le maire et le sculpteur

    Méconnue, improbable et inattendue, c'est pourtant l'une des rencontres les plus fécondes de l'histoire de la sculpture, celle qui mena à la création des « Bourgeois de Calais », une rencontre entre deux hommes que tout oppose, que tout devrait fâcher dès le premier instant, la rencontre entre deux caractères obstinés et dont l'obstination même sera le ferment le plus sûr, le lien le plus ferme malgré les aléas et l'adversité. De son regard perçant, de sa prose sensible et précise, Michel Bernard tire cette rencontre de l'oubli dans un récit romanesque intense, riche et passionnant. Il pétrit la matière insaisissable de ce qui se joue entre le bourgeois et le bohème, entre le commanditaire, notaire et maire de Calais et le sculpteur Auguste Rodin, entre le politique et l'artiste qui se nourrissent l'un de l'autre, se transforment l'un l'autre, se subliment l'un l'autre. Plus profondément, il questionne le rapport de l'art au politique et met en relief ce que certains savent en faire de plus admirable, comme il le montra si bien déjà entre le peintre Claude Monet et Georges Clémenceau dans « Les deux remords de Claude Monet » et entre Charles VII et le peintre peintre Jean Fouquet dans « Le bon sens ».