Rosine, Une criminelle ordinaire

Sandrine Cohen

Caïman

  • 20 mai 2021

    Enquête, vie de famille

    Elle aurait pu m’énerver, Clélia qui ne recule devant rien ni personne. Mais sa détermination à connaître le pourquoi du geste meurtrier de Rosine m’a épatée. Elle ne lâche jamais et c’est tant mieux.

    Rosine est une mère, une femme, une amie parfaite. Pourtant, un soir, elle tue ses deux filles. Elle les noie. Elle culpabilise, elle dit qu’elle est un monstre. Clélia, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux, n’y croit pas. Il y a forcément quelque chose dans l’histoire de Rosine qui a «permis» ce crime.

    Avec l’aide de Rosine, Clélia va rechercher quoi.

    Ce roman noir est une quête d’explication dans les méandres de la famille : qu’est-ce qui a été refoulé, oublié et que Rosine met tragiquement en lumière.

    J’ai aimé cette introspection qui est venue résonner avec ma propre histoire familiale.

    J’ai failli casser la tête au père de Rosine qui ne veut rien lâcher, même devant l’évidence (mais bon, ça se comprend : si il admet la vérité, son monde idyllique s’écroule).

    J’ai eu du mal à suivre le rapport de Clélia avec Isaac, et j’aurais aimé que Samuel apparaisse plus souvent dans le récit.

    J’ai aimé la petite phrase répétée : Juger, c’est comprendre. Et il faut parfois remonter dans la généalogie pas toujours reluisante pour comprendre l’origine d’un crime.

    J’espère retrouver Clélia dans une prochaine enquête de personnalité.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des scènes de sexe assez torrides avec Cédric.