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Rentrée littéraire 2019

La rentrée littéraire approche à grands pas ! Elle commencera dès la mi-août pour se poursuivre jusqu'en octobre. Parmi les plus attendus : Cécile Coulon, le dernier Millenium, Amélie Nothomb, Auður Ava Ólafsdóttir, un nouveau texte de Richard Wagamese... Difficile de citer tout le monde ! Voici d'ores et déjà quelques-uns de nos coups de coeur !

couverture du livre

Blues pour trois tombes et un fantôme

Philippe MARCZEWSKI
Inculte
17,90 euros

Marczewski est belge, polonais d'origine, libraire défroqué, grand amateur de bière et de football. On ne le savait pas amoureux et connaisseur du jazz. C'est une photo de jazz qui orne la couverture de ce premier livre, cinq musiciens qui peinent à entrer dans le cadre, moment d'incandescence, fugacité, disparition.

Dans une ville – Liège - qui change plus vite que le cœur des mortels, mais qu'il connaît comme sa poche, Marczewski marche, il marchczewski même, prend sa voiture une fois, lève les yeux, se perd, ravive ses souvenirs comme s'il avait mille ans, convoque quelques auteurs liégeois fidèles. Comme le professeur Choron le voulait des architectes, rêve de suspendre les promoteurs par les testicules devant leurs immeubles à peine sortis de terre et déjà décatis, pourfend avec humour la start-up world et son open space, se souvient des grands jazzmen liégeois qu'il visite sur leur tombe, transforme le fleuve Meuse en Amazone belge, retrouve les forêts rouillées de l'enfance et le Bois du cochon. Il est circumnavigateur sur place ou hamster dans Liège. Liège, ça monte et descend comme les humeurs ou le moral parfois.

On rit beaucoup, on pleure aussi, ce doit être un peu belge les deux en même temps. On sort du livre en se disant que Liège c'est pas la Belgique qui est à peine un pays. Que Liège c'est partout, Valparaiso, Liverpool, Odessa ou en bas de chez moi car si le monde est rond comme une orange, on aime rien moins que de continuer à l'arpenter même sur place et se dire qu'on a l'impression d'être déjà venu à Liège ou ailleurs alors que l'on y a jamais mis les pieds.

Sortie le 4 septembre !

image "je veux le lire"
couverture du livre

Une fois (et peut-être une autre)

Kostis MALOÙTAS
Traduit du grec par Nicolas Pallier
Do éditions
16 euros

Désopilant , casse tête, intelligent, absurde, grotesque, ce premier roman grec du jeune auteur, Kostis Maloùtas !

J’ai entre les mains ce fascicule encore presque à l’état brut, sa couverture blanche, et cette notation Epreuves non corrigées, mise en vente le 27 Août 2019…. aux éditions Do. L’envie de le découvrir est encore plus grande, d’autant que le sujet même de ce roman s’y prête avec sa mise en abyme...
Cette lecture me laisse perplexe dans un premier temps, avec des accents de Georges Pérec et l’OULIPO, des fausses coïncidences de Ionesco…
Mais je me prends au jeu, car c’est intrigant, avec les textes imbriqués, et la fin insolite.
Le récit relève de l’absurde, et il explore méticuleusement, dans le monde de l’édition, cette faille dans laquelle sombrent brusquement des personnages, vrais ou faux, dédoublés : deux écrivains qui ont écrit le même livre en même temps dans deux continents différents, et deux langues différentes, deux critiques littéraires de chacun de ces romans, deux éditeurs… C’est ici que tout se complique pour le grand bonheur du lecteur qui est arrivé jusque-là, alors que le livre qu’il tient entre ses mains l’exhorte à le lâcher !

 

Geneviève MB pour la librairie Les Saisons

Sortie le 27 août

 

maloutas_une_fois_graphique

 

« L’un des artifices formels et narratifs du roman "Une fois (et peut-être une autre)" était que l’écrivain avait essayé de synchroniser son texte avec une image. C’était une vignette carrée, de celles que l’on trouve dans les cahiers de jeux pour enfant en âge de manier le stylo. Dans son récit, le narrateur n’évoquait jamais ce dessin, il ne donnait aucune explication au lecteur, ni le moindre renseignement, comme la raison de son existence ou la manière dont il était rattaché au roman. Le flux du texte était simplement entrecoupé de parenthèses indiquant, par exemple,, (point 43) ou ( point 86), de façon plutôt linéaire, même s’il existait aussi des mentions plus complexes, comme (point 12 à point 17)…

La vignette intervenait à deux reprises dans le livre. Une fois au début, pour le lecteur qui aurait décidé de relier les points au fur et à mesure de la lecture, mais imprimée à l’envers, comme les solutions des mots – croisés, afin que ne puisse en avoir une image claire le lecteur qui choisirait, lui, de ne les relier qu’une fois la lecture achevée, lecteur auquel était destinée la seconde vignette à la fin du livre, imprimée à l’endroit, vu qu’elle n’était plus ( la fin ) un mystère à qui parvenait jusque là. »

image "je veux le lire"