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couverture du livre

La bête en forme de loup

Joseph CHENERAILLE

Champ Vallon

13 euros

L'expérience d'enchaîner successivement deux lectures du même livre est exaltante.

Celle du livre cité ici le justifie amplement tant on sort déconcerté, fourbu, décontenancé d'un tel livre. La langue est riche, complexe, la syntaxe tordue, d'aucun dirait alambiquée. Mais le récit a plus que du charme, il enchante, il lorgne du côté de Claude Simon ou Pierre Bergounioux. Il y est question d'une ou deux familles, de trois ou quatre générations, de Jacques Portefaix combattant chevalier, de la bête du Gévaudan, d'Ambert et de la Tunisie, de morts, des maisons de l'enfance et de quelques photos dont deux ornent le livre. On est certain d'avoir à faire à un écrivain dont l'effacement serait la devise, la discrétion le crédo. Le plus singulier étant ici - n'est ce pas ce que l'on attend en premier d'une oeuvre? - de lire une sorte de langue étrangère dont Proust ( était ce bien lui ? ) prétendait que c'était la définition du style en littérature. Joseph Chéneraille a un nom de pseudonyme, on lit qu'il a publié un autre livre Le Grand ciel en 2012 chez les mêmes excellentes éditions Champ Vallon, allons vite voir de quoi il en retourne.

Une chronique de France Culture sur le livre et les premières pages lues par l'auteur.

 

image "je veux le lire"